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Affichage des articles associés au libellé 📖 Chroniques Maritimes

"Le Français"

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  🇫🇷  Dimanche : 📖 Chroniques Maritimes |" Le Français"  Pour cette sixième 📖 chronique maritime, je vous emmène à la rencontre de l'un des plus grands trois-mâts français, j'ai bien nommé : Le Français ! Le Français, comme tout bon navire, eut mille vies. De sa naissance au Danemark, au cinéma, en passant par le fret maritime et ses expéditions dans les eaux glacées… À la fin de cet article  vous saurez tout sur ce bâtiment. 1 — Danemark 🇩🇰 Le navire a été construit chez nos amis danois, à Svendborg, par le chantier naval J. Ring-Andersen, pour le compte de la Royal Greenland Trading Company. Il est lancé en 1948, sous le nom de Kaskelot (« cachalot » en danois — c'est bien, on apprend des choses 😜). Ce bateau est doté d'une double coque en bois de chêne massif. Conçu pour résister aux conditions difficiles des eaux du Nord, il est alors gréé en ketch* et sert à la base comme ravitailleur pour le Groenland. {*ketch : Un ketch est un voilier à deux mâts...

"Le Sedov"

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  🇫🇷  Dimanche : 📖 Chroniques Maritimes | "Le Sedov"  Un géant des mers Véritable géant des mers, le Sedov est un quatre-mâts barque de 117,5 m. Il compte encore aujourd'hui parmi les plus grands voiliers historiques en navigation, légèrement plus long que le Kruzenshtern. Tous deux comptent parmi les derniers grands quatre-mâts directement issus de l'âge des cap-horniers encore en navigation. D'époque, il n'est pourtant pas si vieux. Construit en 1921, alors sous le nom de Magdalene Vinnen II, le navire naît allemand. Sorti des chantiers navals Germania de Kiel, il est construit pour l'armement Vinnen de Brême et sert au transport de marchandises sur les grandes routes maritimes. Le Magdalene Vinnen II va notamment transporter du nitrate et effectuer des voyages vers l'Amérique du Sud, l'Australie et d'autres régions du monde. Pendant quinze ans, il va ainsi parcourir les océans, à une époque où les grands voiliers de commerce commencent po...

"Des flammes aux radars"

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  🇫🇷  Dimanche : 📖 Chroniques Maritimes | "Le sémaphore de Gatteville : des flammes aux radars"  Les courants violents du Raz de Barfleur ont longtemps fait de ce secteur l'un des plus redoutés de la Manche. De nombreux navires y ont trouvé leur perte, parmi lesquels la célèbre Blanche-Nef en 1120. Plusieurs siècles plus tard, Vauban soulignait déjà la nécessité d'y établir un phare, tant les caps de Barfleur et de la Hague représentaient un danger pour les marins.  C'est en 1774 que la Chambre de commerce de Rouen lance la construction d'un premier phare en granit rose, haut de 25 mètres. Mis en service l'année suivante, il fonctionne d'abord grâce à un foyer alimenté au bois et au charbon. Peu performant, ce système est rapidement abandonné au profit d'une lanterne équipée de seize lampes à huile. En 1860, le site connaît une nouvelle évolution en devenant un sémaphore. Contrairement à un phare, dont la mission est de guider les navires grâce ...

"La Dernière Escale"

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🇫🇷  Dimanche : 📖 Chroniques Maritimes | "La Dernière Escale"  « Certains bateaux traversent les océans. D'autres traversent les générations. » Pendant près de quarante ans, La P'tite Chine, avec son jumeau Le Chinois, a compté parmi les plus importants chalutiers-coquillers du port de Honfleur.  Construit en 1967 aux chantiers Servin de Granville, il a marqué plusieurs générations de marins honfleurais. À l'origine baptisé L'Union, il est ensuite rebaptisé La P'tite Chine par ses nouveaux propriétaires, Jean-André et Jean-Louis Delestre. Selon une première explication, ce nom rend hommage à l'ancien quartier honfleurais où l'on venait « chiner », c'est-à-dire troquer et vendre toutes sortes de marchandises. Une autre tradition raconte que les nombreuses petites embarcations partant pêcher la crevette de nuit dessinaient, dans l'obscurité, des silhouettes rappelant des pagodes chinoises. L'origine exacte du nom reste aujourd'hui e...

"L'Étoile qui refusa de s'éteindre"

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  🇫🇷  Dimanche: 📖 Chroniques Maritimes | "L'Étoile qui refusa de s'éteindre"  L'Étoile Molène, naissance d'une légende Construit en 1954 aux chantiers Kéraudren de Camaret-sur-Mer, l'Étoile Molène est un dundee thonier, l'un des derniers représentants de ces voiliers de travail qui ont marqué l'histoire maritime bretonne. Conçu pour travailler toute l'année, il pratiquait le chalutage en mer d'Irlande durant l'hiver avant de rejoindre, aux beaux jours, les campagnes de pêche au thon dans le golfe de Gascogne. Pendant près de deux décennies, l'Étoile Molène sillonna l'Atlantique et la Manche. Comme de nombreux marins de son époque, son équipage passait des semaines en mer, affrontant les éléments pour vivre de la pêche. Mais le temps des voiliers de travail touchait à sa fin. L'arrivée des navires motorisés bouleversa profondément le monde maritime. Plus rapides, plus rentables et moins dépendants du vent, ils reléguèrent ...

"Union"

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🇫🇷  Dimanche : 📖 Chroniques Maritimes | Union  “À Honfleur, certains navires ne disparaissent jamais vraiment…” Navire emblématique d’Honfleur, L’Union fait la force voit le jour en 1949, sorti des chantiers Métairie. Pendant de longues années, ce voilier traditionnel sillonne la côte de Grâce, dédié à la pêche, avant de sombrer peu à peu dans l’oubli. En 2010, Francis Levasseur rachète ce qu’il en reste : une coque fatiguée, mais un patrimoine encore vivant. Commence alors une renaissance. Avec l’aide de nombreux amis et passionnés, plusieurs années de restauration seront nécessaires pour lui redonner vie. Remis à l’eau en 2014, il est classé BIP (Bateau d’Intérêt Patrimonial), symbole de son importance dans la mémoire maritime honfleuraise. L’aventure se poursuit encore grâce au travail de Manu Guigouresse et Nathalie Devillers-Cauchois, jusqu’à devenir en juin 2020 le célèbre bar à huîtres honfleurais que beaucoup connaissent aujourd’hui. Avec ses 19,50 mètres, ses 196 m...